Synthèse régionale – Infos du 6 mai 20

Réunion ARS/ Fédérations sanitaires

Une réunion du « groupe contact » ARS/ Fédérations sanitaires a eu lieu ce jour. Parmi les sujets abordés :

Affectations des internes :

Certains établissements adhérents ont fait part à la délégation régionale d’une diminution du nombre d’internes pour le semestre à venir. Pour les établissements les plus touchés par le COVID et pour pouvoir faire face à une nouvelle vague, il a été demandé à l’ARS de pouvoir assurer dans la mesure du possible une stabilité du nombre des internes dans les établissements pivots pour le COVID.

La FHF GE est, par ailleurs, intervenue en lien avec la conférence régionale des PCME pour faire valoir ce point de vue. L’ARS n’a pas encore donné de réponse au regard des contraintes liées aux maquettes de formation des internes.

Renforts en Ressources Humaines :

La délégation régionale recense actuellement les besoins en renforts RH pour les établissements sanitaires d’une part et les établissements médico-sociaux d’autre part. Les premiers résultats de ces enquêtes attestent de besoins très importants autant pour les EHPAD et que pour les établissements de santé.  Pour les établissements adhérents qui le souhaitent, il est toujours possible de participer à ces enquêtes en cliquant ici pour les établissements sanitaires et là pour les établissements médico-sociaux.

Dans le contexte de déconfinement généralisé et des plans de reprise d’activité, il sera difficile de trouver et mobiliser des candidats venant d’autres régions.

Pour les sorties d’écoles, l’ARS a précisé qu’il est possible de procéder à des pré-embauches pour garder les futurs professionnels en Grand Est.

Les besoins en professionnels de rééducation sont également particulièrement préoccupants au regard de leur rareté dans la fonction publique hospitalière : la prise en charge des patients COVID + en SSR devra se concevoir en association les professionnels libéraux.

Aides financières « surcoûts COVID » :

La région s’est vu attribuer une première enveloppe de 37 millions, composée d’une part pré-attribuée de 31 millions pour les établissements de niveau 1 et 2 pour la prise en charge du COVID.

Une deuxième enveloppe sera prochainement déléguée selon des critères que l’ARS s’est engagée à étudier avec les fédérations. Les données du ROR serviront de base à ce travail, ce qui implique de les renseigner avec précision.

Par ailleurs, la DGARS a insisté sur la campagne de recueil via le site de l’ATIH (dès que cela sera rendu possible) qui permettra de recenser la totalité des surcoûts engendrés par la crise sanitaire et obtenir une compensation de ceux-ci.

Stratégie de reprise d’activité :

Le principe reste celui de la non programmation des actes en raison de la forte occupation des réanimations et des incertitudes sur les réserves de molécules en tension, dont la visibilité du stock se limite à 15 jours.

Certains acteurs privés étaient particulièrement intéressés par une reprise de l’activité chirurgicale, car les régions les moins touchées par le COVID seraient en cours de reprise d’activité.

La FHF Grand Est comme l’ARS estiment que les discussions doivent être menées à l’échelle de chaque territoire.

Tout élément contrevenant à ces principes peut être remonté à la délégation régionale FHF.

Autorisations :

Toutes les procédures et le calendrier sont suspendus pour le moment. Dans le meilleur des cas les délais reprendront à partir du 23 Août, soit un mois après la fin prévisible de l’état d’urgence sanitaire.

 

Réunion ARS Fédérations médico-sociales

Lors du rendez-vous hebdomadaire des fédérations du secteur social et médico-social avec la Direction générale et la direction de l’autonomie de l’ARS, Mme Desailly-Chanson a présenté la stratégie de dépistage en vigueur en Grand Est dans le cadre du déconfinement. Toute personne présentant des symptômes doit être testée ainsi que les personnes ayant été en contact avec elle dans les dernières 48 heures.

Face à des cas Covid +, l’isolement est de rigueur, au domicile ou si nécessaire dans un centre d’hébergement dédié. Un suivi actif et régulier de ces patients est mis en place par l’ARS.

L’ARS étant en attente de la doctrine nationale définitive, il ne lui a pas été possible de répondre à la question de la situation des personnels asymptotiques jusqu’ici autorisés à venir travailler équipé d’un masque.

A noter que les tests sont pris en charge par l’assurance maladie, rétrospectivement sur la base d’un récapitulatif mensuel des tests effectués dans les structures.

Le groupe de travail relatif aux modalités de déconfinement des structures du champ du handicap, auquel la FHF GE participe via l’IEM Chanteloup, a élaboré un document de synthèse, sous forme de Foire Aux Questions qui sera diffusée aux établissements ce jeudi 7 mai. Le groupe de travail poursuivra ses réunions au-delà du 11 mai et cette FAQ a vocation à évoluer.

La FHF a transmis deux questions en amont de cette réunion, l’une sur la dotation en EPI dans le contexte de la reprise des visites des familles en établissement médico-social et l’autre sur l’éligibilité des structures médico-sociales à la Prime Covid.

En l’état actuel, l’ARS n’est pas en mesure de répondre à cette seconde question.

L’ARS Grand Est ayant retenu une dotation en masques plus généreuse que la doctrine nationale, il n’est pas envisagé de l’augmenter pour équiper les familles en visite dans les établissements. Mme Christophe a indiqué qu’il était conseillé aux familles de venir avec leurs propres masques.

A noter que ces dotations en masques peuvent également fluctuer d’une semaine sur l’autre en fonction des livraisons.

Enfin, l’ARS ne fournira pas de masque de catégorie A, dit « Grand public ».

 

Cartographie COVID et « couleur » des départements de la région

La DGARS a souhaité apporter quelques explications sur la carte présentée chaque soir au niveau national, qui est la résultante de deux indicateurs :

  1. La circulation du virus, qui s’évalue au niveau départemental. Il s’agit du nombre de cas suspects Covid se présentant aux urgences, rapporté au total des arrivées aux urgences, taux lissé sur 7 jours et arrêté à J-2. En dessous de 6%, le département est considéré comme vert et rouge au-dessus de 10%
  2. La capacité en lits de réanimation, au niveau régional, sur la base des 471 lits de réanimation « ordinaires ». Si le nombre de patients en réanimation (données SIVIC) excède 80% de ces capacités (366 lits), la région est considérée comme « rouge ».

Le fait d’être « rouge » pour un de ces indicateurs détermine de facto la situation régionale, ce qui explique que certains départements de l’ouest de la région soient effectivement eux aussi considérés comme « rouge ».